
Les fleurs de Bach, les élixirs floraux de Bach ou remèdes du Dr Bach sont de plus en plus connus. Présents dans de très nombreuses pharmacies, notamment avec le fameux remède d’urgence (Rescue ), les fleurs de Bach sont aujourd’hui très largement démocratisées. D’un certain point de vue, tant mieux, car cela révèle l’ouverture de notre société à une approche plus « humaine » de la santé. A l’image de toutes ces médecines dites « alternatives » qui font régulièrement la une des journaux et font l’objet d’émission en prime time.
Mais bien sûr qui dit démocratisation, intégration, dit risque de récupération, de nivellement par le bas. Et les fleurs de Bach n’ont pas échappé à cette déviance ! De nos jours, elles ont beaucoup perdue ce que l’on pourrait appeler « l’esprit de leur origine » : leur spiritualité. Elles sont devenues de simples traitements des émotions, peurs, sentiments, une « médecine de la vie psychique », alors que « l’esprit » des fleurs de Bach est à l’origine bien plus grand que cela !
Pour s’en convaincre, il faut absolument lire un petit livre de base écrit par le Dr Bach intitulé « Guéris-toi toi-même » (Ed Ulmus). Le Dr Bach y pose les principes de sa vision de la vie et de la maladie. Dans cet écrit il développe très précisément l’état d’esprit ou la spiritualité, qui va être le fondement de sa thérapie par les fleurs.
Mais d’emblée dans cet ouvrage on est saisi par une découverte : le Dr Bach est avant toute chose un chercheur spirituel qui voyait déjà beaucoup à son époque les ravages de la civilisation matérialiste : « Le matérialisme et les conditions de vie de notre époque, les personnalités avec lesquelles nous nous lions, nous détournent de la voix de notre Moi Supérieur et nous rivent aux lieux communs dépourvus d’idéal qui sont la marque trop évidente de notre civilisation ».
Alors quels sont les grands principes spirituels qui sous tendent l’utilisation des fleurs de Bach ? Citons en deux.
L’âme humaine est le siège d’un combat entre la vie (la bonne santé) et la mort (la maladie), entre les vices et les vertus.
Sur les vices : « Les réelles maladies premières de l’homme sont des défauts tels que l’orgueil, la cruauté, la haine, l’égoïsme, l’ignorance, l’instabilité et l’avidité(…). Ce sont là de vraies maladies et c’est en y persistant, alors que nous avons atteint un stade de développement qui nous permet de reconnaître que c’est un mal, que nous ouvrons la porte à leurs conséquences nuisibles sur notre corps que nous appelons maladies. »
Sur les vertus : « Quand on a découvert le défaut, il ne faut pas oublier que le remède ne consiste pas à lui livrer bataille, à user de volonté et d’énergie pour faire disparaître un mal, mais à développer régulièrement, sans défaillance la vertu opposée (…). Oublier le défaut et s’efforcer consciencieusement de développer la vertu qui le rendra impossible, c’est cela la vraie victoire ».Les fleurs (si tant est qu’on arrive à extraire leur essence spirituelle, et c’est là tout l’art de la préparation des fleurs de Bach) peuvent nous permettre de nous lier davantage aux forces vertueuses de notre être. Ce n’est bien sur pas un hasard si les fleurs ont toujours symbolisé des vertus : la rose, l’amour ; le lys, la pureté ; l’iris, la royauté (et non le lys !)…
L’être humain a une mission à accomplir, une destinée unique sur laquelle il est essentiel qu’il s’aligne ou reste bien aligné pour être en bonne santé. La vie humaine est pour le Dr Bach, l’aventure de la révélation de notre individualité (« nous devons apprendre sérieusement à développer notre individualité selon les directives de notre Ame » ; « Que chacun se souvienne qu’une tâche particulière a été fixée pour lui par l’Ame et qu’il doit l’accomplir… »). Et les fleurs sont autant d’alliées qui nous apportent les vertus nécessaires à ce parcours : foi, espérance, courage et persévérance, tempérance…
Le Dr Bach n’était pas, loin sans faut, un intellectuel de la spiritualité (un homme avec uniquement des grandes théories dans sa tête) qui conceptualisait sur les destinées humaines ! L’accomplissement de sa « mission » pour créer et offrir à l’humanité ses fleurs de Bach, fait de lui un modèle d’engagement, de détermination, de renoncement aux gloires personnelles de ce monde. Il a en effet sacrifié une carrière de chercheur en bactériologie et de grand médecin homéopathe, internationalement reconnu, pour répondre à l’appel de son idéal : trouver une médecine accessible à tous (avec un cout faible) et donner accès le plus simplement possible aux forces vertueuses et spirituelles de la nature.
S’il se permet de dire que la vie humaine est une aventure pour accomplir son but de vie, c’est que lui-même témoigne de cette réalisation. Voilà qui est un gage d’authenticité de ses recherches. Loin de l’état d’esprit actuel souvent mercantile par rapport aux fleurs de Bach, cela nous invite à une attitude respectueuse à l’égard de cette médecine qui est un fruit de la spiritualité et des transcendances de cet homme d’exception…
Vous trouverez au Jardin du Graal des fleurs de Bach, fabriquées par le laboratoire DEVA (il existe beaucoup de laboratoire qui font des fleurs de Bach). Le laboratoire DEVA a un respect de la nature, une éthique de préparation, un état d’esprit qui est en accord avec l’esprit du Dr Bach. Le créateur de ce laboratoire, Philippe Deroide, est l’auteur d’un livre remarquable sur le sujet des élixirs : Les Elixirs Floraux Européens – Souffle d’Or
Bruno Mairet