Accueil du site Magazine Santé Bien-être Contraception : Passer à une méthode naturelle

La pilule est disponible depuis 43 ans. Environ 60% des françaises l’utilisent. Dans le même temps, les médecins constatent que beaucoup de femmes arrêtent de la prendre (30 à 50 % dans la première année) en raison des effets secondaires ressentis.

 

Le Dr Ellen Grant, qui avait contribué en Grande-Bretagne au développement des contraceptifs chimiques au début des années 60, a par la suite écrit un livre intitulé « Amère pilule » pour en dénoncer les dangers : accident vasculaire, surcharge hépatique, cancer de l'endomètre, de l'ovaire, du sein, dépression… entre autres. Car malheureusement, la pilule n'intervient pas seulement dans le contrôle normal de la fonction sexuelle mais agit aussi sur les hormones qui régularisent le stress, la croissance, l'activité thyroïdienne et l'assimilation de notre alimentation. Les Professeurs Israël, Joyeux et Belpomme, oncologues français, confirment les effets cancérigènes de la pilule (1).

Paradoxalement, parmi les 200 000 avortements recensés en France, 72 % concernent des femmes sous contraception. Ainsi, la France détient à la fois le record du plus fort taux de prise de pilule et de nombre d'IVG (2).

Alors que se passe-t-il ? Apparemment, l’ensemble de l'arsenal contraceptif reste limité dans son efficacité tout en générant des effets délétères pour la femme et pour l’environnement. D'après Alfred Spira, directeur de l'Institut de recherche en santé publique, « les usines de traitement des eaux ne captent pas les produits de dégradation de médicaments ayant des effets oestrogéniques ou antiandrogènes, à commencer par les pilules anticonceptionnelles (3) ».

 

Des études citées dans le film "Mâles en péril", montrent que les eaux usées des grandes villes seraient suffisamment chargées en œstrogènes pour causer la disparition d'au moins une espèce de poisson sur deux et perturber la reproduction de plusieurs espèces ainsi que la fertilité humaine (4).

 

Le colloque européen de novembre 2008 sur les effets de l'environnement chimique sur la reproduction et le développement de l'enfant, montre qu'en 50 ans, le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué d’environ 50% et que le nombre de malformations génitales masculines est en hausse. Quant aux cancers du testicule, ils ont augmenté de 50% en 20 ans en France…



Pourtant la fertilité n'est pas une maladie et il existe une solution simple. Dans les années 80, une femme gynécologue, Anna Flynn, a créé une méthode d'observation de la fertilité appelé les indices combinés. Cette méthode permet de déterminer avec précisions les jours fertiles des jours infertiles, mêmes pour les femmes ayant des cycles irréguliers. Depuis 2007, une étude allemande a prouvé que cette méthode était plus efficace que la pilule sans les effets secondaires et les pollutions engendrées (4).



Cette méthode met pour la première fois à notre disposition la possibilité de comprendre comment fonctionne la fertilité. La méthode combine la prise de votre température, et/ou l’observation de la glaire cervicale (ou mucus), et /ou l'autopalpation du col de l'utérus ainsi qu’un calcul statistique. Il devient ainsi possible de distinguer par vous-même, et de manière très précise, les jours infertiles des jours fertiles de votre cycle. C'est la méthode naturelle la plus efficace puisqu'un indicateur peut être vérifié par un autre.



La méthode des indices combinés est une démarche scientifique et simple. Une seule journée de formation suffit pour l'apprendre. Puis la formatrice accompagne le couple pour s'approprier la méthode et la femme prend le temps d'intégrer les connaissances à travers son corps. Pendant l'apprentissage, moins de 5 mn par jour sont nécessaires pendant environ 10 jours par cycle. Avec l'habitude, moins de 1 mn par jour suffit.



Vivre cette méthode d'observation n'est pas contraignante pour la femme. Au contraire, elle lui permet de connaitre les forces et les faiblesses de son cycle.



Ainsi le couple dispose aujourd’hui de tous les moyens pour comprendre et gérer sa fertilité de façon autonome, saine et responsable.



Milène Clichy et Stephan Techer, couple formateur en Planning Familial Naturel
01 72 52 30 52


http://regulation.naturelle.free.fr


Références :

A lire :
-Amère pilule, Dr Ellen Grant (Editions Ecologie humaine, 1988)
-Femmes, si vous saviez…, Pr Henri Joyeux (Editions F.X. de Guibert, 2004)
-Danger Pilule, Dr Dominique Chatain (Editions Copernic, 1980).

1http://www.rfi.fr/actufr/articles/0... :
Les oncologues alertent sur les effets des hormones

2http://www.genethique.org/revues/re...
http://www.genethique.org/revues/re...
Etudes du IGAS - IGV en France

3 Alfred Spira, directeur de l'Institut de recherche en santé publique – Le Monde 25/11/2008

4http://www.arte.tv/fr/Males-en-peri... :
Etudes sur l'infertilité et la pollution des eaux

5 Le professeur FREUNDL de l’Université de Düsseldorf, tête de proue européenne et spécialiste du Planning Familial Naturel (PFN) en Europe, explique que le PFN est plus efficace que la pilule. L’indice de Pearl mesure le nombre de femmes sur cent femmes qui tombent enceintes en un an, tout en utilisant une méthode contraceptive. Avec la pilule, il y en a 0,4 à 0,6 ; avec le PFN, 0,2 à 0,4 (source disponible sur demande au www.pfn.be)